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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 20:13

 

Oui, on veut siffler la fin de la partie!

Oui, ceux qui tirent les ficelles continuent à agir contre la volonté du peuple!

 

En organisant des contre-manifestations fabriquées, l'auto-gouvernement, rejeté par la majorité du peuple tunisien, adopte la même tactique et le même style qu'auparavant, il fait du Benalisme sans Ben Ali mais le peuple tunisien n'est pas dupe.

 

Oui le peuple tunisien n'est pas dupe, la preuve: la contre-manifestation en toc a été très vite dispersée par les vrais manifestants, car le toc restera du toc.

 

Aujourd'hui, le peuple tunisien, pacifique, après plusieurs semaines de lutte courageuse, mérite beaucoup de considération, de respect et surtout d'être entendu.

 

Que ceux qui tirent les ficelles comprennent, enfin, que ce peuple valeureux refuse obstinément de se faire voler sa révolution.

 

L'auto-gouvernement, illégitime et refusé clairement par le peuple, doit s'effacer pour laisser place à un vrai gouvernement de transition; les membres d'origine Ben Ali et RCD, les membres des partis reconnus ou non reconnus sont aussi illégitimes car tant qu'ils n'ont pas prouvé leur représentativité à travers des élections libres et honnêtes, ils ne représentent qu'eux mêmes sachant que depuis l'indépendance il n y a en pas eu d'élections libres et honnêtes. Quant aux syndicalistes, ils ne seraient pas dans leur rôle au sein d'un gouvernement.

 

Mais alors quelle solution ?

 

On peut suggérer que des citoyens, parmi les intellectuels et les élites, composent ce gouvernement provisoire, pour administrer provisoirement le pays et organiser les élections.

 

Mais alors comment ?

 

Choisir par vote ou par cooptation, une personne, dans chaque corps des élites:

  • Corps des magistrats

  • Corps des avocats

  • Corps des médecins

  • Corps des enseignants

  • Corps des ingénieurs, des hauts fonctionnaires,

    ...et autres corps des élites du pays

Ceci peut être fait en quelques jours, si il y a volonté politique ou volonté de ceux qui tirent les ficelles, et le peuple n'aura plus rien a redire puisqu'il aura été ainsi écouté et sa volonté exaucée.

 

Le pays se remettra alors très vite en marche et les résultats économiques seront décuplés.

 

Que Dieu protège la Tunisie des troubles,

Que Dieu veille sur le peuple tunisien,

Que dieu mène la Tunisie au progrès et à la prospérité.

 

 

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commentaires

MOUNIR K. 25/01/2011 23:28



Monsieur,


Je tiens à vous féliciter pour la qualité de vos articles que je lis avec un grand intérêt.


Cependant je ne suis pas d'accord avec vous sur certains points, notamment sur le fait que la majorité du peuple est contre ce gouvernement provisoire. En effet, comment pouvez faire une telle
affirmation, alors qu'à ce jour, il n'y a aucun sondage, aucune étude, qui peut affirmer cela.


Ce que je vois moi, c'est quelques centaines de manifestants, qui réclament le départ de ce gouvernement. Mais à mon avis, la grande majorité du peuple soutient son action. Le seule problème
c'est que cette majorité silencieuse est soit retourné au travail, soit a peur de s'exprimer, car tout soutient à ce gouvernement les ferait passer pour des partisans de Ben Ali et du RCD.


Hélas, les médias nationaux et étrangers, ne parlent que des manifestations hostiles à ce gouvernement alors que leurs nombre n'excède pas les 10000 personnes dans tout le pays.


Pour ma part, je pense qu'il faut être patient. Et comme a dit Bourguiba aux arabes: "la politique du tout ou rien causera votre perte". Soyons patient et laissons une chance à ce gouvernement
sachant que nous sommes loin d'un 7 novembre-bis. Et attention à ceux qui essayent de tirer profit de notre révolution.


MOUNIR K.



Ennaifer Chiheb-Eddine 26/01/2011 21:33



Merci pour l'intérêt porté à mes écrits et pour votre appréciation.


Il est vrai qu'aucun sondage ni aucune étude ne peut affirmer que la majorité du peuple est contre le gouvernement et qu'il est aussi vrai que l'on ne peut pas affirmer le contraire.


Peu importe les chiffres exacts, mais on peut parler de plusieurs milliers et non de centaines: les centaines, c'est la contre-manifestation pré-fabriquée, même les observateurs les moins avertis
l'ont remarqué, car elle est du même style que celles qui a précédé la chute de Ben Ali, et d'ailleurs elle n'a pas fait long feu. La révolution, elle, a été menée par des milliers de citoyens,
approuvée par la majorité silencieuse, celle-là même qui était également une majorité silencieuse sous le règne de Ben Ali.


C'est toujours une minorité courageuse qui entraîne la majorité silencieuse, laquelle minorité change le cours de l'Histoire.


- Comment peut-on croire que la minorité agissante et la majorité silencieuse, peuvent accepter aux postes clefs du gouvernement les collaborateurs de longue date de Ben Ali, organisant et
cautionnant quelques jours auparavant la répression et le meurtre ?


- Les Tunisiens seraient-ils à ce point naïfs et dénués de tout bon sens ?


- Ne serait-il pas plus logique que les complices-collaborateurs de l'ex-dictateur s'en aillent pour permettre la reprise des activités ?


- Seraient-ils indispensables pour la continuité de l'Etat ?


- N'est-il pas plus sain et plus prudent de les remplacer par des personnes cooptées au sein de l'élite et ayant les mêmes compétences ?


Voilà, à mon humble avis, les bonnes questions à se poser, pour essayer de trouver les bonnes réponses.


Concernant les propos de Bourguiba adressés aux Arabes, d'après moi, et je ne détiens pas la vérité, n'importe quelle personne de bon sens les aurait tenus; mais il y a lieu de préciser qu'à
l'époque, Bourguiba réglait ses comptes avec ses ennemis-dictateurs, Nasser et Cie, agissant tous en qualité de valet des grandes puissances que sont les Etats-unis et était l'URSS.


Je profite pour préciser que Bourguiba a été le fossoyeur des institutions en abolissant de fait la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, remplacés par un pouvoir personnel,
aveugle, autoritaire et despotique jetant ainsi les bases d'une dictature déguisée en démocratie, héritée après lui par Ben Ali.


La différence entre les deux hommes est que premier était un intellectuel malhonnête et le deuxième un illettré mafieux.